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17 janv. 2011

Un jour, un article : "Les Français boiront moins de vin mais plus de whisky et de vodka à l'horizon 2014" - LeParisien.fr - 11.01.11

Un article intéressant est paru sur le site internet du Parisien dans le dossier "Cuisine" de la rubrique "la Parisienne" le 11 janvier dernier. 
Cet article fait suite à la publication et à la présentation d'un rapport IWSR-Vinexpo sur les perspectives de croissance du marché des vins et spiritueux à horizon 2014.
The IWSR ( International Wine and Spirits Record) est en effet devenue , depuis 1971, la base de donnée la plus large et la plus détaillée du marché mondial des spiritueux et Vinexpo, le salon international du vin et des spiritueux qui se tient à Bordeaux, s'y est associé depuis 8 ans pour présenter un rapport annuel publique sur les tendances du marché. 


Dans l'article "Les Français boiront moins de vin mais plus de whisky et de vodka à l'horizon 2014", voici les chiffres clés qui sont rapportés :
1 - À l'horizon 2014, les habitudes de consommation de boissons alcoolisées chez les Français auront changé et se porteront davantage sur les spiritueux : prévisions à - 4% pour les vins tranquilles, + 1% pour les vins effervescents, +6,5% pour le whisky écossais, +18,5% pour la vodka et +6% pour le rhum.
2 - Entre 2005 et 2009, la consommation de vodka a augmenté de 65 % en 5 ans pour atteindre 2,50 millions de caisses de 9L. Un succès, en partie dû à l'engouement des mélanges vodka/boissons énergisantes en France.

3 - La baisse des vins tranquilles (-4%) sera principalement due à la baisse du vin rouge (-9%), mais le vin blanc sera aussi touché (-4,5%) et le vin rosé continuera de croître (+6%) mais à un rythme moins soutenu que pendant les années 2005-2009. 


(Note : je pense que les chiffres présentés sont des croissances annuelles moyennes mais cela n'est pas précisé)


Je reste toutefois toujours sceptique quand je lis des prévisions de marché à 3 ans sur les spiritueux : j'avais beaucoup travaillé et m'étais beaucoup intéressé à cette question chez Pernod et il est si difficile d'appréhender les évolutions de façon précise. Il y a tellement de facteurs qui entrent en compte : ce n'est pas qu'une question de demande consommateur pure mais aussi une question de contexte économique (orientation de la consommation en général, contexte législatif...) et d'évolution de la distribution (type de promotion et volumes promus, place de linéaire, volumes vendus en "parallèle" ...). Le point de la promotion a, par exemple, une influence particulièrement forte : certaines grosses marques font 100% de leur croissance en promotion grâce à des promotions de type "1 pour 1", un rythme impossible à tenir sur la durée. 


Toutefois, la conclusion de l'article ne peut que me plaire : ces données montrent l'importance croissante des spiritueux. 
Mais, si la question "en quelle quantité boira-t-on ?" est très intéressante, celle de "comment boira-t-on ?" m'intéresse bien davantage ... Et sur ce point, l'horizon 2014 nous réserve certainement bien des surprises : les marques continueront d'éduquer le marché, les réseaux de distribution s'adapteront et prendront parfois les devant, et peut-être certains acteurs innovants feront leur apparition ? 

3 janv. 2011

Un jour, un article : "Cognac chic, Cognac mix" - L'Express Styles - N° 3102 du 15/12/10

Pendant mes quelques jours de repos en Normandie en fin d'année 2010, je suis tombé sur un article assez intéressant dans un numéro de L'Express Styles présentant quelques créations de jeunes barmen et barmaid autour du Cognac. 
Comme l'introduction le rappelle, le Cognac a aujourd'hui en France une image un peu désuète, exhalant "un doux parfum de France bourgeoise, de feu de cheminée et de velours côtelé." La menace qui pèse dès lors sur ce spiritueux d'exception est de ne pas réussir à recruter des consommateurs dans les jeunes générations et de mourir lentement dans son pays d'origine, pour n'être considérée à sa juste valeur qu'en Asie. Cette image un peu ringarde a pourtant été totalement déformée outre-atlantique en devenant la boisson fétiche des gangsta-rappeurs américains. 


Entre ces deux visions très opposées, le BNIC (Bureau national interprofessionnel du Cognac) travaille depuis plusieurs années à la modernisation de l'image du Cognac, en particulier en France. Pour ne pas se laisser distancé et risquer de perdre le combat du recrutement de consommateurs notamment face au whisky, il a réalisé un très important travail de fond pour redonner des lettres de noblesse contemporaines au Cognac. 
La mixologie est ainsi une véritable opportunité pour tous ces spiritueux à l'image vieillissante : elle apporte à la fois de la modernité, mais aussi de la sophistication, tout en conservant une image haut de gamme et une certaine complexité. En effet il ne s'agit pas de réaliser un cocktail Cognac-Coca, mais une véritable création qui révèle les arômes du Cognac et sublime la boisson.
Pour cela, le BNIC a fait appel en 2009 à une vingtaine de mixologistes des plus grands établissements mondiaux, pour créer un cocktail signature, le "Cognac Summit"dont il fait la promotion à chaque occasion qui se présente (Grand Tasting, Cocktail Spirits...). 


Dans l'article de l'Express Styles, l'ambition est de passer à une seconde étape, d'aller encore plus loin, avec des créations "personnelles" de jeunes barmen et barmaid de moins de trente ans : Steve Joachim barman au Cercle, Vicky Milon barmaid au Park Hyatt, Bastien Poulvélarie barman au Burgundy et Aurélie Panhelleux barmaid au Forum. 
Il y a trois points qui m'ont beaucoup intéressé dans cet article/reportage :
- Tout d'abord, la force de prescription de jeunes mixologistes que recherchent les Maisons de Cognac. Nous savons très bien que cet article n'est pas rédigé au hasard et qu'une opération de communication a été menée avec succès. Mais je trouve très fort et très intéressant le fait de s'appuyer sur les jeunes talents de quatre des établissements les plus réputés en matière de mixologie. Le message qu'ils cherchent à faire passer est clairement que les jeunes générations de barmen sont attachés à ce spiritueux et le mettent au coeur de leur création. Ce ne sont pas les vieux briscards du métier qui le disent, mais bien les jeunes pousses de moins de trente ans d'aujourd'hui qui se l'approprient.
- Deuxièmement, le fait d'utiliser des cognacs d'exception, des jus de très grande qualité, et non pas le petit cognac d'entrée de gamme. En effet, de plus en plus, il est accepté (voire reconnu!) que pour faire de bons cocktails, il faut de bons ingrédients. Et utiliser un cognac à 100 ou 400 € pour un cocktail n'est pas une hérésie ! Il s'agit toutefois de créer un cocktail à la hauteur, de mettre en valeur le jus et ses qualités organoleptiques... et cela est plutôt compliqué. De nombreux pays sont en avance sur cette vision, mais la France évolue aujourd'hui dans ce sens. D'ailleurs, la mixologie est un art qui commence à être reconnu au même niveau que la cuisine ou la pâtisserie, comme en témoigne la création du concours de Meilleur Ouvrier de France (MOF) en 2011 (sur lequel je reviendrai une prochaine fois).
- Enfin, le fait de travailler en interprofession pour la mise en valeur d'un produit, d'une appellation, et non pas d'une marque. Dans les spiritueux, le BNIC est vraiment le meilleur exemple de travail en commun pour délivrer un message uni et revaloriser une appellation pour le bien de l'ensemble de ses acteurs.  


Ainsi, cet article, qui met véritablement "le cognac à la bouche" avec des cocktails alléchants, est une belle promotion de ce produit à consommer pur ou désormais en cocktail ! 

16 déc. 2010

Un jour, un article : "Osez les grands mélanges" - A Nous Paris- N° 503 du 13/12/10

Comme la plupart des Parisiens, je suis un utilisateur régulier de notre cher métro. Et comme la plupart des Parisiens qui prennent le métro, je jette régulièrement un coup d'oeil au magazine gratuit À Nous Paris.
Quelle agréable surprise quand je suis tombé sur l'article "Osez les grands mélanges" dans le numéro de cette semaine, c'est-à-dire celui paru lundi 13 décembre, en pages 16 à 18.



L'article est très sympa et, vous vous en doutez bien, je ne peux qu'adhérer à leur invitation. "Avez-vous déjà pensé aux cocktails pour rendre vos fêtes vraiment festives?" proposent-ils dès l'introduction !
Et bien entendu le titre du premier paragraphe est un très bon résumé de ma conception du cocktail : "un monde accessible"!!!
En revanche, l'extrait suivant m'interroge davantage : "vous avez quelques bouteilles d'alcool de base, du sirop de sucre de canne, de l'eau gazeuse, des jus de fruits, quelques citrons et une poignée de glaçons ? Alors vous pouvez considérer que le bar est ouvert !"
Autant la conclusion est indiscutable, autant l'hypothèse selon laquelle nous/vous/ils avons/avez/ont tous les ingrédients sous la main me semble moins évidente. 
Avec les ingrédients et les recettes, nous pouvons facilement faire de très bons cocktails et partager un apéritif agréable et moderne entre amis. Mais si seulement il était plus simple d'avoir accès aux ingrédients et aux recettes, avec quelques conseils, et tout ça en bas de chez nous... ce serait vraiment sympa, vous ne trouvez pas ? 
:-)